
Le Forum des Inspections générales d’Etat d’Afrique et Institutions assimilées (FIGE) a organisé à Nouakchott, capitale de la République Islamique de Mauritanie, les travaux de sa 7ème assemblée générale et du 6ème colloque international sur le thème de « la bonne gouvernance et la lutte contre la corruption au service du développement et de la sécurité » qui ont eu lieu du 22 au 23 octobre 2018.
Ces événements, organisé par le FIGE en collaboration avec l’Office Européen de Lutte contre la Fraude (OLAF), ont vu la participation d’une centaine de participants originaires d’une trentaine de pays d’Afrique, d’Europe des représentants de plusieurs institutions partenaires du FIGE, des membres du gouvernement mauritaniens, des délégations des institutions membres du FIGE, d’Ambassadeurs résident en Mauritanie, des partenaires au développement, des hauts responsables de l’administration et du secteur privé mauritaniens. La participation de plusieurs intervenants spécialisés en matière de lutte contre la fraude, la corruption, le blanchiment et les impacts sur la sécurité nationale.
La cérémonie d’ouverture présidée par le Premier Ministre de la République Islamique de Mauritanie, Son Excellence, Yahya Ould Hademine, qui s’est exprimé en ces termes « ma présence traduit l’importance qu’accorde le Président Mohamed Ould Abel Aziz et son gouvernement à la bonne gouvernance et à la lutte contre la corruption pour un meilleur développement. L’organisation de ces assises est aussi une preuve claire de la grande crédibilité et de la confiance dont jouit la Mauritanie au sein de votre honorable organisation a-t-il noté. Le choix de thème du colloque international met en lumière les dimensions et les objectifs fondamentaux de la lutte contre la corruption ».
« C’est aussi la conviction que le développement exige obligatoirement une rationalisation des ressources et leur orientation vers l’amélioration des conditions de vie de la population, la préservation des droits fondamentaux des citoyens, la consolidation de la sécurité de nos pays ».
La cérémonie s’est poursuivie avec les interventions du Secrétaire Exécutif du FIGE, l’Inspecteur général d’Etat de la République de Djibouti Monsieur Hassan issa Sultan, de l’Inspecteur général d’Etat de la République de Côte d’Ivoire, M. AHOUA N’Doli, Président sortant du Comité Directeur et de l’Inspecteur Général d’Etat de la Mauritanie, M. Abderrahmane Ould Mohamed.
Des questions d’actualité comme l’arsenal juridique, la lutte contre le blanchiment de l’argent sale, le financement du terrorisme et l’importance du rôle des Inspections générales d’Etat dans la lutte contre ces fléaux qui peuvent déstabiliser la sécurité des pays. Une attention particulière a été portée sur le cas des pays du sahel et les impacts des outils de lutte contre la corruption et contre le blanchiment de l’argent dans le renforcement de la sécurité car ces activités illégales peuvent contribuer à la déstabilisation des pays et à l’affaiblissement de ses institutions.
Le déroulement du colloque a été ponctué par les interventions de panélistes notamment le Secrétaire Exécutif du FIGE, Hassan Issa Sultan, qui a présenté les réalisations et les perspectives du FIGE de sa création jusqu’à nos jours soit 12 ans d’existence, ainsi que le Vérificateur Général du Sénégal, François Collin, qui a exposé le rôle et la place prépondérantes des Inspections Générales d’Etat (IGE) dans le dispositif de la bonne gouvernance et de la lutte contre la corruption. Il a aussi évoqué le statut et prérogatives des Inspecteurs d’Etat, Contrôleurs et Vérificateurs tout en insistant sur l’Indépendance sans équivoque des IGE.
D’autres exposés ont traité de la justice pénale dans la lutte contre la corruption, le système bancaire, la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. Le défi posé à la sécurité des pays d’Afrique par les activités issues de l’utilisation de l’argent sale a suscité le débat et les discussions ont porté sur les solutions pour mieux le contrer. Aussi, la question de challenges des IGE face à la gabegie et le détournement des deniers publics a été débattue.



